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4 février 2005 |
L'environnement en milieu urbain "L'espèce humaine va s'éteindre si nous ne respectons pas notre environnement"
"La vie sur terre dépend d'une fine et fragile couche d'air" "Notre problème réside dans l'accès illimité à des ressources limités qui polluent" "L'espèce humaine est la seule sur terre qui a annihilé d'autres espèces" et continue de le faire" Cette section portera principalement sur la pollution en milieu urbain dans la région Gatineau/Ottawa. La problématiqueLes moteurs polluants Le chauffage au bois Les sources de financements pour lutter contre la pollution urbaine |
La problématique
On parle beaucoup des Accords de Kyoto qui portent sur des actions nationales pour ralentir l'émission de polluants à l'échelle de la planète. Cependant, Il est possible d'agir rapidement et efficacement pour réduire la pollution en milieu urbain au Québec. En effet, les personnes qui vivent en ville représentent 66% de la population canadienne ( Statistiques Canada 2001) (76% de la population française (INSEE 1999)). Basé sur ce fait, la réduction du niveau de pollution dans nos villes devrait être une priorité pour les personnes et pour les différents paliers de gouvernement. Au Canada, les politiciens trainent les pieds, ils ne voient pas les bénéfices qui découleraient de décisions impopulaires à court terme mais qui rendraient la ville plus sympathique, plus belle, plus conviviale, plus humaine. Pour réaliser de grandes choses, il faut une volonté politique forte, une Vision qui fasse abstraction de toute partisanerie. Pour l'instant, ce sont encore des programmes incomplets, des programmes repoussés qui essayent d'obtenir l'appui d'une partie de l'électorat mais qui sont en faites des demi-mesures, un saupoudrage qui ne satisfait personne. Bien sur, il est impossible de changer la situation que nous connaissons au Canada d'un coup de baguette magique. Il faut, néanmoins, agir rapidement et immédiatement sur les sources de pollution les plus importantes en ville, c'est à dire les moteurs à essence polluants et le chauffage au bois.
Au Canada, il y a aussi le problème des champs de compétences municipal, provincial et fédéral. En pratique le gouvernement fédéral ne peut intervenir directement au près des villes qui sont sous la responsibilité des municipalités et de la province. Situation qui provoque bien des complications, multiplie le nombre d'intervenants avec pour conséquence une paralysie du système de décision.
Souvent les gens pensent que leurs actions de tous les jours à pas ou peu d'influence sur la pollution. Un raisonnement simpliste qui est utilisé comme excuse par les gens pour ne rien faire. Également, j'entends souvent le commentaire suivant : " Si je suis seul à faire une action particulière pour réduire la pollution cela ne va rien changer à la situation."
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Les moteurs polluants
Cependant, toutes les formes d'énergie ne sont pas égales au niveau du taux de pollution qu'elles émettent. Ainsi, un moteur à essence d'une tondeuse à gazon et celui d'une mini-fourgonnette diffèrent de plusieurs façons (poids, puissance). Paraxodalement, c'est le moteur de la tondeuse à gazon qui pollue le plus.
Le moteur d'une tondeuse est dans la plupart des cas un moteur 2 temps, c'est à dire que le cycle (admission, compression, explosion, échappement) s'effectue en deux temps (ou un allé-retour du piston). On obtient des petits moteurs performants, légers et peu coûteux mais très polluants car une partie du mélange air-essence-huile n'est pas complètement brûlé et est rejeté dans l'atmosphère (ou dans l'eau dans le cas des motomarines).
On retrouve des moteurs 2 temps dans les motomarines, les motoneiges, les tronçonneuses, les souffleuses (neige, feuilles), les mobylettes.
Richard Bergeron dans un document intitulé : " L'économie de l'automobile au Québec" (Novembre 2003) montre que les québécois achètent des autos de plus en plus puissantes, de plus en plus lourdes, de plus en plus énergivores et de plus en plus onéreuses car ce sont les modèles disponibles en Amérique du Nord. Les constructions d'autos devraient être contraints à mettre sur le marché des voitures de 5 places qui ne consomment pas plus de 6 litres/100km (moyenne ville, autoroute). Ce n'est pas une utopie car il existe de nombreux véhicules en Europe qui consomment moins de 6 litres/100km tout en ayant des performences respectables (Renault Clio, 1.5dCi, 65 ch., 162km./h., 4 portes, 5 passagers, 4.3 litres/100km. en consommation mixte urbaine et extra-urbaine, Ford Focus, 1.8 TDCi, 100 ch., 185 km./h., 4 portes, 5 passagers, 5.2 litres/100km. en consommation mixte urbaine et extra-urbaine). Ces voitures utilise des moteurs diesel très performants. Au Québec, le diesel que l'on retrouve à un niveau de souffre élevé qui ne permet pas l'utilisation des moteurs européens. Heureusement, cette barrière devrait être levée en 2005. Le point faible des moteurs diesel est le rejet dans l'atmosphère de fines particulles. Ce problème a été résolu par Peugeot et la solution devrait être adopté par l'ensemble des constructeurs européens d'automobiles (constructeurs européens qui incluent: Ford, GM et Chrysler).
Actuellement, on parle beaucoup des voitures hybrides (essence-électrique) sans mentionner le moteur diesel. Les américains misent sur les voitures à hydrogène avec pile à combustible. Il y a plusieurs problème avec l'hydrogène:
À Gatineau, on voit des automobilistes d'Ottawa qui viennent vendre leur voiture au Québec parce qu'ils ont échoué le contrôle anti-pollution de l'Ontario!
Il existe peu de chiffres au Canada concernant l'impact négatif de la pollution sur les dépenses de santé, sur l'absentéisme au travail ou à l'école, sur le tourisme. Cependant, il est logique de penser qu'en réduisant la pollution en ville on économiserait des sommes importantes et on réduirait les attentes de soins dans les hopitaux. Cette information est morcelée et donc difficile à obtenir et à consolider mais elle est essentielle pour justifier une action de la part du gouvernement.
Les pays occidentaux possèdent des outils pour réduire la pollution à un niveau qui ne soit pas endommageable pour notre environnement. Les gouvernements ou les sociétés d'état (Hydro-Québec) peuvent accorder des aides financières pour l'adoption de technologies moins polluantes, faire des campagnes de sensibilité et des lois.
En mettant en place ces principes, on éliminerait 20% des voitures les plus polluantes au Québec, on éliminerait 80% de la pollution si on applique la loi de Pareto
Au Québec, beaucoup d'automobiles sont équipé d'un démarreur à distance ce qui permet de chauffer sa voiture en hiver et de la climatiser en été avant son départ au travail. Les gens abusent de ces systèmes car en principe, on devrait ce servir du démarreur uniquement en hiver pendant un maximum de trois minutes pour chauffer le moteur. Les automobilistes ne respectent pas ses règles car ils souhaitent une voiture chaude en hiver et froide en été. Donc, les moteurs des voitures dans mon quartier tournent pendant 15 minutes, 30 minutes, 45 minutes.
Les bus au terminus n'arrêtent pas leur moteur ce qui représente une source de pollution importante. Pourtant, il existe sur le marché des solutions technologiques au problème du chauffage des voitures et des bus en hiver. Deux compagnies, on mis sur le marché des produits: le système Blue Heat de la société Webasto et le système Hydronic de la société Espar. Ces produits permettent à faible coût de chauffer le moteur et l'habitacle des voitures, des camions et des bus sans bruit et sans pollution.
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Le chauffage au bois
Le chauffage au bois au Québec est très répandu. La plupart des poêles à bois ne sont pas à haut rendement. Il n'y a aucun réglement au Québec. Les États-Unis et la Clombie-Britanniques ont interdit les poêles à bois polluants.
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Les sources de financements pour lutter contre la pollution urbaine
Contrairement à ce que pensent les gens, il y a beaucoup d'argent au Québec pour régler les grands enjeux tels que la pollution en milieu urnain. Il faut faire preuve de créativité. Ainsi, le gouvernement serait en mesure d'augmenter les taxes à l'achat et au renouvellement de la plaque d'immatriculation en fonction de la consommation des véhicules. Si le véhicules consomme 6 litres/100km (ou moins) aucune taxe. Ce programme s'appliquera uniquement aux nouveaux véhicules. De plus, une augmentation substancielle du prix de l'essence n'auraient pas d'effet sur les consommateurs qui achètent un modèle économique car nos véhicules consomment souvent plus de 8litres/100km.
Illustrons ce principe par un exemple: si le prix de l'essence s'élève à .70$/litre et que le véhicule consomme 8 litres/100km., alors le prix de l'essence pourrait être augmenté à .93$/l. (+33%) sans que la personne qui possède un véhicule qui consomme 6 litres /100km. n'en subisse les conséquences. Si on prend l'exemple d'un véhicule qui consomme 10 litres/100km., le prix pourrait augmenter à 1.17$ (+67%) sans aucun impact sur les consommateurs qui préviligient la protection de l'environnement.>
L'argent supplémentaire provenant de l'augmentation des taxes et du prix de l'essence serait, bien entendu, utilisé pour subventionner le transport en commun. En suivant ce principe, c'est en fait le pollueur qui paye car en choisissant un VUS (véhicule utilitaire sport) ou un autre véhicule énergivore, ce consommateur subventionne le transport en commun.